Les quelques conseils qui suivent sont surtout des recommandations de bon sens. Les suivre ne vous fera pas forcément publier, mais vous permettra de ne pas indisposer votre potentiel éditeur par certaines erreurs.
Vous venez de mettre le point final à votre manuscrit. Premier conseil : ne vous précipitez pas pour l'envoyer. Laissez le reposer quelques temps (quelques jours ou quelques semaines) et relisez-le à tête reposé. Vous verrez, vous risquez d'y trouver des faiblesses, des choses qui ne vous plaisent pas, des maladresses. N'hésitez pas à remettre sur le métier votre travail : il ne sert à rien d'envoyer un manuscrit non fini à un éditeur, celui-ci ne verra pas forcément le potentiel derrière une oeuvre, il jugera si elle est publiable ou non selon ses critères. Bref, à de rares exceptions près, les éditeurs ne signent pas pour des manuscrits qui auraient du potentiel, mais ne sont pas finalisés. Conclusion : prenez votre temps !
Vous pouvez également faire lire votre manuscrit autour de vous, mais sachez prendre avec le recul nécessaire ce que vous diront vos proches ou vos amis : leur jugement peut comporter d'autres facteurs que l'intérêt littéraire de votre manuscrit. Sachez donc accepter la critique mais également relativiser les louanges : méfiez-vous ainsi des jugements uniquement positifs (c'est souvent peu intéressant : toute oeuvre (disons l'immense majorité) a des faiblesses...). Cela dit, ne suivez pas forcément tous les conseils : c'est tout de même votre oeuvre, il faut donc que vous soyez persuadé de leur intérêt...
Voilà, vous sentez que votre texte est mûr. Vous voulez vous lancer à l'assaut de l'édition. Soit, mais avant de commencer vos envois, quelques étapes simples mais nécessaires sont encore à passer... Les conseils suivants s'appliquent pour un manuscrit standard. Bien entendu, ne les suivez pas forcément si une présentation originale apporte un plus à votre oeuvre. Rappelez-vous cependant que votre manuscrit doit, au final, être facilement lisible. Publier est une lutte et la plupart des maisons d'édition reçoivent des dizaines de manuscrits par mois, il faut donc simplifier (ou en tous cas, ne pas irriter) les lecteurs...
1) N'envoyez que des manuscrits tapés à la machine, ou imprimés sur imprimante. Si vous l'avez péniblement écrit à la main, tant pis, retardez votre envoi le temps qu'il faut pour que votre oeuvre soit dactylographiée. De préférence, si vous avez le choix, tapez votre manuscrit sur micro-ordinateur : pour vous, les éventuelles modifications de texte que pourrait exiger l'éditeur seront plus simples à intégrer.
2) Avant toute chose, passez le correcteur orthographique avant d'imprimer (vous n'imaginez pas le nombre de fautes de frappes qui seront ainsi corrigées). D'une manière générale, faites lire et relire vos manuscrits (par des personnes maîtrisant l'orthographe et la grammaire). On vous trouvera toujours des « coquilles », des fautes de syntaxe et d'accords.
3) Envoyez votre oeuvre imprimée sur recto simplen respectant le standard de présentation (25 lignes de 60 caractères environ double interligne par pages).
4) Si vous imprimez votre texte sur une imprimante :
6) Numérotez vos pages, et indiquez en en-tête le nom de l'oeuvre. Cela semble basique, mais vous n'imaginez pas le nombre de manuscrits non numérotés
7) Sur la première page ou la couverture : indiquez lisiblement le titre du roman, ainsi que votre nom et vos coordonnées. Là encore, il arrive de recevoir des manuscrits où l'auteur n'indique pas ses coordonnées : une fois la lettre de couverture séparée du manuscrit, il est parfois difficile de faire une réponse...
Quelques règles de typographie française:
Les exposants se mettent toujours en bas de casse.
L'utilisation de 1er, 1re, etc. est cependant toléré.premier : 1er
premiers : 1ers
première : 1re
premières : 1res
deuxième : 2e
deuxièmes : 2es
etc.
En général, une abréviation composée des premières lettres du mot se termine par un point : exemple = ex.En revanche une abréviation qui se termine par la dernière lettre de son mot ne comporte par de point final : faubourg = fgQuelques exemples (et exceptions ) :
et cetera = etc.
idem = id.
Madame, Mesdames = Mme, Mmes
Mademoiselle, Mesdemoiselles = Mlle, Mlles
Monsieur = M. (Attention : Mr. = le mot anglais Mister)
Messieurs = MM.
numéro, numéros = no, nos (il s'agit de la lettre o en exposant)
téléphone = Tél. ou tél.
franc(s) = F (capitale, sans point et invariable)
gramme(s) = g (bas de casse, invariable)
centimètre(s) = cm (bas de casse, invariable)
heure(s) = h (en bas de casse, même dans un texte en capitales)
jour(s) = j (bas de casse, invariable)
kilogramme(s) = kg (bas de casse, invariable)
kilomètre(s) = km (bas de casse, invariable)
kilomètre(s) par heure = km/h (bas de casse, invariable)
mètre(s) = m (bas de casse, invariable)
seconde(s) = s (bas de casse, invariable)
tonne(s) = t (bas de casse, invariable)
Attention : en français, les capitales doivent être accentuées. On devrait ainsi écrire CyLibris Éditions, ÉLÈVES, À BOUT DE SOUFFLE, etc.
On utilise une capitale intiale :
les chiffres arabes sont utilisés pour :
Les usages de ponctuation :
|
|
Signe de ponctuation |
|
| Pas de blanc | Point : . | Espace normale |
| Quart de cadratin insécable | Point d'interrogation : ? | Espace normale |
| Quart de cadratin insécable | Point d'exclamation : ! | Espace normale |
| Quart de cadratin insécable | Point virgule : ; | Espace normale |
| Pas de blanc | Virgule : , | Espace normale |
| Espace insécable | Deux-points : : | Espace normale |
| Espace normale | Guillemet ouvrant : « | Espace insécable |
| Espace insécable | Guillemet fermant : » | Espace normale |
| Espace normale | Parenthèse ouvrante : ( | Pas de blanc |
| Pas de blanc | Parenthèse fermante : ) | Espace normale |
| Espace normal | Crochet ouvrant : [ | Pas de blanc |
| Pas de blanc | Crochet fermant : ] | Espace normale |
| Pas de blanc | Apostrophe : ' | Pas de blanc |
| Pas de blanc | Trait d'union : - | Pas de blanc |
| Espace normale | Tiret : — | Espace normale |
On appelle bas de casse tous les caractères qui ne sont pas en majuscules (donc, les lettres minuscules).À l'origine, les caractères d'imprimerie étaient rangés dans un meuble comportant des petits casiers (les « cassetins »). Les lettres capitales étaient toujours rangées dans les cassetins du haut, on les appelait donc les « hauts de casse », les lettres minsucules en bas. Elles portaient donc le nom de « bas de casse ».
Espace d'une valeur égale à celle du corps typographique utilisé. Par exemple, si vous utilisez une police 11, le cadratin vaudra 11 points. Le quart de cadratin vaudra donc 1/4 du cadratin utilisé.
Mesures typographiques. On mesure en particulier les différents corps de police de caractères en nombre de points (corps 11, 12 etc.).Le point Didot a été créé en 1785 par François Ambroise Didot et équivaut à 0,3759 mm. Le point métrique a été défini en 1790 et équivaut à 0,4 mm. Le point pica est d'origine anglo-saxonne et vaut 0,35135 mm (division en 72 parties de l'inch).
Mesure typographique correspondant à 12 points Didot.
Mesure typographique correspondant à 12 points pica.
Espace réalisée en tapant sur la barre d'un clavier de machine à écrire ou de micro-ordinateur. Cette espace est sécable. Il est à noter qu'en typographie, espace est normalement un mot féminin.
Espace qui ne peut pas être coupée (par une fin de ligne par exemple).
Manuel de Typographie française élémentaire, de Yves
Perrousseaux,
Atelier Perrousseaux éditeur, 1996, 120 F.
Un très bon ouvrage, simple et pédagogique, bien distribué.Abrégé du
code typographique à l'usage de la presse,
Éditions du centre de formation et de perfectionnement des journalistes,
1989Manuel de typographie et de mise en page, de François Richaudeau
Éditions Retz, 1989Lexique des règles typographiques en usage à
l'Imprimerie nationale,
Éditions de l'imprimerie nationale, 1990Code typographique,
Fédération CGC de la communication, 1993L'écriture et le livre, de
Karen Brookfield,
Collection Les Yeux de la découverte », Gallimard, 1993Traité de
ponctuation française, de Jacques Drillon
Gallimard, 1991La ponctuation, de Nina Catach
Éditions Que sais-je, n· 2818, 1996 (Édition revue et corrigée).
Pour les utilisateurs de PC :Il faut taper un code sur le pavé
numérique en maintenant la touche " Alt " enfoncée (Touche située
à gauche de la barre d'espace).Alt 0171 guillemet français ouvrant : «
Alt 0187 guillemet français fermant : »
Alt 0151 tiret cadratin : —
Alt 0169 symbole copyright : ©
Alt 0192 A accent grave : À
Alt 0194 A accent circonflexe : Â
Alt 0196 A tréma : Ä
Alt 0199 C capitale cédille : Ç
Alt 0200 E accent grave : È
Alt 0201 E accent aigu : É
Alt 0202 E accent circonflexe : Ê
Alt 0203 E tréma : Ë
Alt 0206 I accent circonflexe : Î
Alt 0207 I tréma : Ï
Alt 0212 O accent circonflexe : Ô
Alt 0214 O tréma : Ö
Alt 0217 U accent grave : Ù
Pour les utilisateurs de Macintosh :Il faut jouer entre les touches
Caps Lock, Option, Majuscule et les touches du clavier.Option-7 : guillemet
français ouvrant : «
Option-Majuscule-7 : guillemet français fermant : »
Option-- : tiret cadratin : —
Option-c : symbole copyright : ©
Caps Lock-à : A accent grave : À
^ puis Majuscule-a : A accent circonflexe : Â
¨ puis Majuscule-a : A tréma : Ä
Option-ç : C capitale cédille : Ç
Caps Lock-è E accent grave : È
Caps Lock-é E accent aigu : É
^ puis Majuscule-e : E accent circonflexe : Ê
¨ puis Majuscule-e : E tréma : Ë
^ puis Majuscule-i : I accent circonflexe : Î
¨ puis Majuscule-i : I tréma : Ï
^ puis Majuscule-o : O accent circonflexe : Ô
¨ puis Majuscule-o : O tréma : Ö
Option-ù : U accent grave : Ù